Lingiardi de Pavia avec l’Orgue Orchestre doté de sommiers semblables aux dispositifs utilisés en France par Cavaillé-Coll. En outre l’orgue italien du XIXème siècle devient plus riche avec des accessoires tirés de l’orchestre de théâtre qui rendent plus réel l’effet théâtrale, les plus communs sont : Campanelli, Banda Turca ou Albanese (Serassi) auxquels s’ajoute souvent le Triangle, typique des instruments de la Famille Bruna. De cette façon, à l’étranger persiste la distinction entre sacré et profane, en Italie au contraire à causes de grandes guerres intestines qui terminent seulement avec l’Unité d’Italie en 1861 les églises deviennent des théâtres pour les pauvres; on donne aux moins riches la possibilité de vivre la richesse et la beauté des grands théâtres, comme le Regio de Turin et la Scala de Milano, à travers l’écoute de compositions originelles ou de transcriptions adaptées par l’organiste de l’église qui est simplement un pianiste prêté à l’orgue. La liturgie, à laquelle les fideles participaient en priant au en écoutant la musique en sous fonde, aide ce long procès qui termine avec le Mouvement Cécilien (1890). En ce conteste on voie la naissance de nombreuses pièces liturgiques qu’on jouait in alternatim avec le chœur (Versetti per il Kyrie ou Gloria) et de certaines pièces solistes Symphonies, Sonnés pour l’Offertoire, pour l’Elévation, Polke, Marches après la Messe. Toutes ses œuvres étaient composées avec le style typique de l’Opéra. Les morceaux, très faciles à comprendre et à écouter, doivent être joués avec fantaisie et grande attention technique, le pianiste en particulier doit tenir comte des caractéristiques phoniques et mécaniques de l’instrument qu’il est en train de jouer. Et le nombre des manuels change selon l’instrument comme la distribution des registres et les effets orchestraux. On rencontre des parties très chantables, véritables arias de l'opéra dont les mélodies sont reconduisibles aux « registres de concert ». De cette façon l’événement liturgique est devenu une théâtralisation toujours plus exaspérée et la Messe résulte un mélodrame en miniature où les solistes et l’orchestre revivent dans l’orgue « symphonique ». La plus parte des événements musicaux se déroulait pendant les célébrations, mais de toute façon on a retrouvé des témoignages qui nous racontent que on avait aussi concerts (comme par exemple les inaugurations d’instruments musicaux), parfois très importants où les organistes les plus connus étaient protagonistes de l’art interprétatif et de l’improvisation. Grands auteurs et pianistes comme Père Davide de Begamo (Felice Moretti) et le piémontais Felice Frasi sont considérés avec Giuseppe Arrigo e Gian Piero Calvi les souches de la première école organière italienne du XIXème siècle. Piémont et Lombardie étaient les centres les plus importants pour l’activité et la production musicales qui ont consacré la famille Serassi comme la meilleure représentante de l’art organière du Risorgimento. C’est pour cette raison qu’on a choisi un instrument de la tradition de Serassi et un répertoire d’auteurs de la même période qui ont travaillé dans cette région géographique. L'idée de réaliser ce CD est née juste en fonction de ce conteste. La plus parte des auteurs est d'origine turinoise sauf Oldrini, Corsi et Père Davide. §Le résultat l'illustration d'un concert du XIXème siècle avec un mélange de compositions sacrées et profanes qui complètent la valorisation de la sonorité de l'instrument petit, mais versatile qui heureusement s'est conservé intacte jusqu'à nos jours.